Les produits et les retombées économiques de l'industrie forestière font partie intégrante de la vie quotidienne des Canadiens et de l'économie du pays.
En 2006, l’industrie forestière a contribué à hauteur de 2,7 p. 100 au Produit intérieur brut du Canada. Cette industrie est particulièrement importante dans les nombreuses (plus de 300) collectivités rurales et éloignées qui en tirent au moins 50 p. 100 de leurs revenus. En 2007, l’industrie forestière a contribué à hauteur de 23,4 milliards de dollars à la balance commerciale du Canada, et sa valeur était estimée à 78,3 milliards de dollars. Elle crée 746 700 emplois, dont 294 100 emplois directs (1,7 p. 100 de l’emploi total au Canada) et 452 600 emplois indirects et induits. Les emplois directs sont répartis entre toutes les régions du pays, mais ils sont surtout concentrés en Colombie-Britannique (84 300), au Québec (83 100) et en Ontario (66 800).
L’industrie forestière fabrique un large éventail de produits tels que du bois à dimensions spécifiées, de la pâte de bois, du papier et des produits à valeur ajoutée. En outre, elle aide à soutenir diverses industries de services. Le Canada est le premier exportateur mondial de produits forestiers, avec 15,9 p. 100 du commerce mondial. Les principaux produits exportés sont le bois d’œuvre, le papier journal et la pâte de bois. En 2007, la valeur totale des exportations canadiennes de produits forestiers s’est chiffrée à 33,5 milliards de dollars, qui se répartissent ainsi : la Colombie-Britannique, 12,1 milliards de dollars (36 p. 100); le Québec, 9,5 milliards de dollars (28,4 p. 100); l’Ontario, 5,7 milliards de dollars (17,0 p. 100); et les autres provinces, 6,2 milliards de dollars (18,5 p. 100). Les États-Unis sont de loin le plus gros marché des produits forestiers canadiens. En 2007, ils en ont importés pour 24,7 milliards de dollars, comparativement à 2,2 milliards de dollars dans l’Union européenne, 1,7 milliard de dollars en Chine et 1,5 milliard de dollars au Japon. La forêt fournit également des produits forestiers non ligneux, comme de la sève d’érable, des baies sauvages et des plantes utilisées en pharmacie. Les produits non ligneux et les produits à valeur ajoutée constituent une part croissante des exportations forestières du Canada et, avec le temps, gagnent en importance dans l’économie du secteur forestier.
Source : Les forêts du Canada