Canadian Forest Service Publications

Le Programme canadien du carbone et les sites due Réseau de recherche Fluxnet Recherche au niveau du sol du Service canadian des forêts. 2011. Reynolds, P.; Cameron, A. Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts. Centre de foresterie des Grands Lacs. Sault Ste. Marie, Ontario. Nouvelles Express 43. 2p.

Year: 2011

Available from: Great Lakes Forestry Centre

Catalog ID: 32122

Language: French

Series: Frontline Express (GLFC - Sault Ste. Marie)

CFS Availability: PDF (download)

Abstract

Les forêts du Canada jouent un rôle important dans le cycle mondial du carbone, car elles échangent du dioxyde de carbone (CO2) avec l’atmosphère par le biais des processus de photosynthèse, de respiration et de décomposition. La forêt boréale, qui constitue près de 80 % de la superficie forestière du pays, serait un important puits de carbone pour l’atmosphère, puisque le carbone y est assimilé par les arbres en croissance. Le Service canadien des forêts (SCF) de Ressources naturelles Canada (RNCan) suit l’évolution des stocks et des flux de carbone dans les écosystèmes forestiers depuis les années 1980 et a l’obligation d’en faire rapport à la Convention‑cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’assimilation du carbone par le couvert forestier (photosynthèse) peut être mesurée directement au moyen d’analyseurs à infrarouge portables ou quantifiée indirectement en mesurant l’absorption d’eau par le couvert forestier (transpiration = flux d’eau = flux de sève). Les plantes combinent le CO2 provenant de l’atmosphère avec l’eau puisée dans le sol afin de produire des sucres dont elles se nourrissent. Les analyseurs de CO2 portables servent à mesurer l’absorption de CO2 par le feuillage de diverses essences. Les taux de photosynthèse sont ensuite calculés à l’aide d’un ordinateur en temps réel qui tient compte des mesures de nombreuses variables de l’environnement et de la physiologie des arbres. Ces mêmes analyseurs, équipés d’une enceinte mesurant les émissions de CO2 du sol (respiration du sol) plutôt que celles du feuillage, peuvent également être utilisés. De plus, la transpiration (flux d’eau = flux de sève) est mesurée par des sondes thermosensibles qui sont insérées dans l’aubier des arbres. L’aubier est la « plomberie interne » de l’arbre et assure le transport de l’eau absorbée par les racines dans le sol jusqu’au feuillage où a lieu l’assimilation du carbone (photosynthèse). Le débit de sève est mesuré à l’aide de thermocouples : l’eau est chauffée lorsqu’elle passe la première sonde, puis sa température est à nouveau mesurée lorsqu’elle atteint la deuxième sonde. Le changement de température de l’eau se traduit par une vitesse d’écoulement de l’eau. Si cette vitesse est connue, le taux de photosynthèse du couvert forestier peut être calculé indirectement, sans mesurer l’absorption de CO2 avec un analyseur. Toutes ces mesures nécessitent des protocoles complexes et des instruments spécialisés. La fixation de carbone est mesurée au moyen d’un analyseur à infrarouge portable connu sous le nom de LiCor 6400 Photosynthesis System (Image 1), qui permet de mesurer les échanges gazeux dans des conditions de température et d’éclairement contrôlées. Ces données sont ensuite combinées aux données sur les conditions météorologiques et la surface foliaire pour modéliser l’assimilation annuelle de carbone à l’échelle d’un peuplement. Le flux de sève, ou transpiration, est mesuré à l’aide de sondes de 30 mm du capteur TDP de Dynamax (Image 2), qui sont insérées dans l’aubier de l’arbre pour mesurer le volume d’eau absorbé quotidiennement.