Publications du Service canadien des forêts

Évolution de la structure diamétrale et production ligneuse des pessières noires issues de coupe et de feu. 2002. Lussier, J.-M.; Morin, H.; Gagnon, R. Can. J. For. Res. 32:526-538.

Année : 2002

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 33467

La langue : Français

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/X01-204

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Résumé

Au Québec, l’emploi généralisé de la coupe avec protection de la régénération préétablie et des sols soulève des questions quant à la structure et à la productivité des peuplements d’épinettes noires (Picea mariana (Mill.) BSP) de seconde venue, par rapport aux peuplements vierges exploités jusqu’à maintenant. La présente étude décrit et compare l’évolution de la structure diamétrale de pessières noires issues de coupe et de feu datant de la première moitié du 20e siècle. L’approche dendrochronologique a permis de reconstituer la structure passée de 14 pessières noires âgées de 40 à 96 ans. Les peuplements de seconde venue se distinguent des peuplements vierges par le fait qu’ils possèdent une structure initiale fortement hiérarchisée. Cependant, après la période de recrutement, le degré de hiérarchisation est comparable entre les peuplements vierges et de seconde venue. Après la coupe, les pessières conservent une structure diamétrale plus asymétrique que les peuplements issus de feux. Les deux types de peuplements montrent une diminution ou un maintien du degré d’asymétrie de la structure diamétrale, ce qui est contraire au comportement prédit par le modèle de Mohler et al. (C.L. Mohler, P.L. Marks et D.G. Sprugel. 1978. J. Ecol. 66 : 599–614). Cette observation remet en cause l’existence d’une forte compétition asymétrique au sein des pessières noires boréales. Les résultats de l’étude montrent également que les pessières issues de coupes datant du début du 20e siècle ont une production ligneuse égale ou supérieure aux pessières naturelles non aménagées principalement parce que (i) la surface terrière des peuplements s’est maintenue à un niveau supérieur ou égal à celui des pessières issues de feu et que (ii) la majorité des tiges dépassaient 1 m immédiatement après la coupe.